Château de la Gérardière

Cette demeure bâtie sur trois niveaux et six travées utilise largement la pierre de tuffeau. Le soubassement est en granit et pierre de pays. La couverture sophistiquée est en ardoise.
Le style général est typiquement celui du XIXe siècle dit « hétéroclite ». De plus, chaque orientation est dotée d’une façade originale.

La principale, côté nord, est entièrement en tuffeau avec un soubassement en granit. L’avant-corps est composé d’un perron à deux portes fenêtres, d’un balcon à balustres, le tout surmonté d’un double fronton (triangulaire brisé et arqué). Les lucarnes au dernier niveau ont des frontons triangulaires et les corniches sont assorties de denticules.

Côté ouest, la façade asymétrique comprend deux tours dont une d’angle et une en décrochement, dont les fenêtres hautes et étroites évoquent des meurtrières. Le tuffeau est réservé aux entourages de fenêtres, corniches et chaînages d’angle.

La façade sud, tout aussi asymétrique, est néanmoins la plus élaborée. Elle comprend un corps de logis à 5 travées flanqué d’un pavillon récent (ajouté dans les années 1990) à l’est, et d’une tour d’angle à l’ouest. Tout l’avant corps en tuffeau est orné et sculpté. Il laisse pénétrer la lumière par des baies tripartites présentes sur les trois niveaux.

Un lanternon, surmonté d’un élégant épi de faîtage, culmine au centre du corps de logis principal, dominant les différentes couvertures indépendantes à chaque corps de bâtiment.

 

Dates

Propriétaires

An X – 1808

Michel Jean Joseph GUILLET de la BROSSE époux d’Elisabeth GUILLEMETTE de GRIMAUD

 

Joseph Michel GUILLET de la BROSSE époux de Marie Eugénie HAETJENS, fils de Michel

1808 – 1811

Louis François de TOLLENARE-GRAMEZ époux de Clémence DUCOUDRAY-BOURGAUD

1812

De SOULAI

1816

De RENNES

15 février 1816

Maximilien SIFFAIT

1836

Albert Oswald SIFFAIT époux de LORETTE de la REFOULAIS, et fils de Maximilien

1877

Ernest SIFFAIT, fils de Albert Oswald

9 avril 1895

Edmé FLEURY époux de Cécile HAULMET

7 avril 1913

Mme Vve FLEURY

4 décembre 1917

Melle Vincente DESJARDINS devenue épouse de Gabriel PICHON de BURY

1984

Rolph REDDING

Michel Jean Joseph GUILLET de la BROSSE (1740 Nantes - 1806)

La Gérardière fut construite au début du XIXe siècle par Michel Jean Joseph GUILLET de la BROSSE. Il vit le jour à Nantes le 28 janvier 1740 et s’illustra dans la lignée de négociants et armateurs nantais. Domicilié sur l’Île Feydeau, il commerça avec son frère Louis, planteur à Saint-Domingue. La Gérardière était la propriété de sa femme Elisabeth GUILLEMETTE de GRIMAUD.

Joseph Michel GUILLET de la BROSSE (1783 Lyon - 1876 Treillières)

La propriété passe ensuite à Joseph son fils qui naquît en 1783 à Lyon et qui était lui-même négociant à Nantes et armateur. Celui-ci épousa à Nantes, le 8 juillet 1818, Marie Eugénie HAENTJENS, issue d’une famille de riches commerçants néerlandais. Elle hérita en 1839 la propriété de Gesvres, à Treillères, d’une superficie de 228 hectares. C’est dans ce lieu que Joseph Michel GUILLET de la BROSSE mourut en 1876. Il fut inhumé à Nantes, au cimetière de Miséricorde, dans le caveau familial. Ses deux fils, Alphonse et Félix, furent également armateurs et planteurs à la Réunion.

Louis François de TOLLENARE-GRAMEZ (1780 Nantes - 1853 Nantes)

En 1808 et jusqu’en 1811, Louis François de TOLLENARE-GRAMEZ reprit le domaine. Il naquît à Nantes le 4 avril 1780, descendant d’une grande famille flamande installée comme commerçants dans le port nantais. Après ses études, il fit son apprentissage dans les bureaux de la Marine et développa ses aptitudes commerciales pendant cinq ans à Hambourg, Stockholm et Londres.

Le 20 août 1802, il épousa à Nantes Clémence DUCOUDRAY-BOURGAUD, issue d’une famille de négociants nantais. Il élut domicile successivement 1 rue du Puits d’Argent, puis 14 rue de la Fosse.

Louis François de TOLLENARE-GRAMEZ introduisit à Nantes les premiers métiers à tisser de type « Cartwright » et fonda une manufacture de coton déplacée plus tard à Paris. Il connut des fortunes diverses qui le conduisirent au Brésil en s’associant avec son richissime cousin Bonaventure du FOU.

De retour à Nantes, il joua un rôle prépondérant dans le développement de la navigation fluviale à vapeur. Dans son rapport à la séance de la Société Académique de Nantes du 3 septembre 1821, il fit remarquer que « la comparaison de la vélocité de la marche du bateau à vapeur, avec celle des bâtiments reconnus être de fins voiliers, qui descendaient en même temps la rivière, a été favorable au Triton, dont on a pu apprécier l’accélération du tiers au quart, sur celle de ces navires ». Il ajouta qu’il faudra veiller « si la nouvelle invention pourra être appliquée à la navigation du haut de la Loire ». De TOLLENARE-GRAMEZ était en effet réservé sur la possibilité de parcourir les 310 kilomètres entre Nantes et Orléans avec les caractéristiques particulières du fleuve au régime très irrégulier, notamment en été. Les chalands de Loire avec leur fond plat ont su s’adapter aux contraintes du fleuve et profiter des vents d’ouest pour remonter le fleuve avec leur voile rectangulaire. La navigation à vapeur avait par contre l’avantage d’accélérer la vitesse et donc de réaliser des économies.

Les financiers du premier bateau furent deux américains, STROBEL et FENWICK qui en confièrent la construction à Louis GUIBERT, l’un des meilleurs constructeurs de bateaux nantais. Ce premier bateau à vapeur s’appela « La Loire ». Il fit son premier voyage de Nantes à Paimboeuf du 16 au 17 juin 1822. Fort de ce succès, un deuxième voyage eut lieu entre Nantes et Angers en novembre. Mais ces réussites allaient attiser convoitises et concurrence, notamment celle d’un certain Laurent Saint Amand SIFFAIT.

De TOLLENARE-GRAMEZ devint également receveur des hospices de Nantes en 1822 et fonda l’hospice Saint-Jacques, considéré alors comme un modèle en Europe. Il fut aussi écrivain1 et devint membre du Conseil d’administration de la Société Académique de Nantes2. Il décéda à Nantes le 28 décembre 1853 et fut inhumé à Saint-Herblain.

À partir de 1816, la Gérardière devint la propriété de la famille SIFFAIT pendant près de quatre-vingts ans.

 


1 - Il écrivit une cinquantaine d’ouvrages sur des sujets variés en sciences, religion, littérature, économie, histoire et géographie… (cf catalogue de la Bibliothèque Nationale de France).

2 - La société Académique de Nantes, qui existe toujours, était, à cette époque, une société savante rassemblant l’élite intellectuelle de Nantes. On y retrouvait des industriels, médecins, scientifiques et hommes politiques dont les travaux contribuaient au progrès dans le domaine de la technique et de la santé.

La famille SIFFAIT

Laurent Saint Amand SIFFAIT

Laurent Saint Amand SIFFAIT demeurait à Nantes. Il avait acquis une fortune considérable grâce à une entreprise de transport fluvial à voile entre Nantes et Orléans. Avec un associé VINCE, il créa la compagnie « SIFFAIT et VINCE » qui proposait aux navires souhaitant remonter jusqu'à Nantes, de décharger une partie de leur cargaison dans des barges à vapeur. « Le Français » se déplaçait en Basse-Loire entre Nantes et Paimboeuf.

La famille SIFFAIT, dite LE SIFFAIT était originaire d'Abbeville. Mathieu et Jacques LE SIFFAIT y ont vécu au XIVe siècle, Firmin LE SIFFAIT en 1419, et toute une généalogie suit avec Antoine LE SIFFAIT marié à Isabeau de BROUTILLES en 1557.

Les membres de cette famille sont tour à tour maîtres et marchands chaudronniers, mais aussi prêtres, bacheliers en théologie, commerçants divers, consuls, juges des marchands etc… et même artistes : Henri SIFFAIT de MONTCOURT, sculpteur, fut l’élève de MILLET (1814-1875) et FLAGEL (1850-1930) ; Albert SIFFAIT de MONTCOURT (1858-1931) était peintre…

Maximilien SIFFAIT (1780 Abbeville - 1861 Nantes)

Maximilien SIFFAIT est né le 21 mai 1780 à Abbeville (Somme). Son grand-père paternel, Pierre, était marchand de fer et de grosse quincaillerie. Notable, consul et juge des marchands, il était aussi membre d’une loge maçonnique. Le père, Jacques, était négociant, consul et également franc-maçon.

Maximilien fit un riche mariage le 19 août 1806 avec Marie Louise JOURDAN, fille d’un propriétaire foncier du Pas de Calais, qui lui amena une dot de 40 000 francs. Ils eurent trois enfants : Isabelle (1809-1810), Jeanne Louise (1811-1830), Albert Oswald (1813-1877). À 35 ans, Maximilien, en possession d’une solide fortune, s’offrit une propriété au Cellier pour la somme importante de 60 000 francs.

À son mariage il était commis des douanes à Calais, comme son frère Laurent, et en 1813, cinq ans plus tard, il devint « receveur aux déclarations ». Quelle curieuse carrière, par ailleurs éphémère. En effet, que venaient faire ces notables dans les douanes, au lieu de suivre les destinées familiales ? Sa biographie le présente comme Receveur Général des douanes de Calais, poste qu’il quitta à 36 ans en 1816 pour s’installer au Cellier. Or ce grade fut supprimé en 17901 et aucun document connu n'atteste de la démission de Maximilien SIFFAIT de l’administration des douanes à Calais. Sans doute avait-il obtenu une mutation pour Nantes. Son activité lui permettait ainsi de consacrer du temps à sa propriété de la Gérardière.

Entre 1817 et 1829, il édifia ce jardin de décoration appelé aujourd’hui « Les Folies Siffait » sur un terrain alors cadastré « Mon Coteau ». « Quelle étrange construction : un kiosque turc, un pavillon à fronton triangulaire, de larges escaliers encadrés de lourdes rampes, des fenêtres murées, des niches destinées à recevoir des statues antiques, l’ensemble s’harmonisant d’un labyrinthe »2. Il lui aurait fallu 15 années pour réaliser cet ouvrage. On prétendit qu’il aurait embauché les paysans du coin et des personnes au chômage. Et pourtant, ni la mémoire des Cellariens, ni aucun document n’ont permis à ce jour de percer le mystère. En marge d’un compte rendu de voyage publié en 1839, une annotation pourrait éclairer les intentions de Maximilien SIFFAIT. On y lit en effet « il y dépensait l’hiver, la moitié de ses revenus. Il soutenait ainsi l’aisance dans la classe malheureuse et faisait des ouvriers aujourd’hui maîtres et chefs eux-mêmes d’ateliers. Ses travaux si pittoresques, et qui devaient être l’accessoire d’une maison construite sur le haut du Château-Guy, sont très larges et très productifs. La mort de sa fille, Jeanne-Louise SIFFAIT, en 1829, est venue mettre fin aux travaux et à la carrière active du malheureux père ». Un croquis conforte l’hypothèse d’un projet de construction d’un édifice destiné à sa fille sur le promontoire de l’ancienne forteresse de Château-Guy.3

Sa fille décéda à 19 ans et il en fut profondément affecté. En témoigne le contenu de ses correspondances avec le nouveau Maire du Cellier, M. JUCHAULT des JAMONIERES et le sous préfet d’Ancenis. Dans ses correspondances, on remarque que chaque mot est espacé par une ponctuation, ce qui démontre un certain trouble de l’esprit.

Comment les Folies sont-elles perçues par les contemporains ? Les premières descriptions des touristes voyageant sur la Loire furent admiratives « alliance de forteresse romaine, de petite villa orientale avec ses kiosques, ses terrasses, et ses jardins en amphithéâtre, sesescaliers rouges, jaunes et bleus… »4 mais quelques années plus tard, les impressions deviennent critiques : « ce quelque chose sans goût qui mérite bien le nom qu’on lui a donné, estune erreur d’architecture et rien de plus »5.

Par contre, en 1826, le peintre anglais William TURNER évoquait les Folies en ces termes : « …c’est une de ces inventions appelées en France et en Ecosse une Folie. Le terme se rapporte à toute forme architecturale bizarre et inutile. Modelés par cette époque, nous ne pensons sans doute pas à mal en jetant l’anathème de ce que nous appelons le bon goût sur imitation… »6

Maximilien SIFFAIT, de mémoire familiale, se serait inspiré du jardin baroque d’Isola Bella que le comte italien BORROME avait créé sur son île du Lac Majeur.

En janvier 1822, Maximilien SIFFAIT fut nommé Maire du Cellier par le Préfet. Durant son mandat qu'il exerça jusqu’au 15 août 1830, il combattit avec vigueur mais sans succès, le rattachement d’une partie de la Commune du Cellier à celle de Mauves. Quand il le pouvait, il raillait cette dernière en la comparant à la grenouille de la fable de LA FONTAINE dont l'ambition était de se faire aussi grosse que le bœuf…

Deux raisons majeures l'ont sans doute poussé à démissionner: le décès de sa fille Jeanne-Louise en 1829, mais aussi le changement de régime politique. Légitimiste, il s'opposa à la révocation du sous-préfet d’Ancenis, le comte de QUERBRIAC, par le gouvernement de LOUIS-PHILIPPE.

Il quitta Le Cellier pour s’installer à Ancenis7. En 1833, il revint à la Gérardière qu’il quitta définitivement en 1836 en cédant le domaine à son fils Albert Oswald. Il demeura alors à Auxerre puis de nouveau à Nantes où il décéda le 25 octobre 1861, à 81 ans, chez Edouard Edmond GOUIN, route de Rennes. Son épouse, quant à elle, mourut très tôt à Nantes le 28 janvier 1819, à l’âge de 35 ans.

 


1 - D’après un ancien directeur des douanes de Valenciennes, auteur d’un article sur ce sujet, Revue de l’Association pour l’Histoire et l’Administration des Douanes, n° 11, avril 1991.

2 - Voyage d’Orléans à Nantes par les Inexplosibles de la Loire, avec le rapport de la Société Académique de Nantes, les escales, le tarif, les prix et le tableau de correspondance par terre et par eau, Paris, M.DELLOYE, Editeur, guide touristique de 1839.

3 - Archives Philippe des JAMONIERES. 

4 - Panorama de la Loire, Voyage de Nantes à Angers et d’Angers à Nantes sur les bateaux à vapeur, Nantes, éd. MELLINET-MALLASSIS, 1829, et seconde édition en 1830.

5 - Voyage d’Orléans à Nantes par les Inexplosibles de la Loire, avec le rapport de la Société Académique de Nantes, les escales, le tarif, les prix et le tableau de correspondance par terre et par eau, Paris, M.DELLOYE, Editeur, guide touristique de 1839.

6 - Voyages d’Orléans à Nantes (1830).

7 - Rue du château. (Registre des décès d’Ancenis)

Albert Oswald SIFFAIT (1813 Abbeville - 1877 Nantes)

Il est né le 22 juin 1813 à Abbeville et a épousé Rosalie LORETTE de la REFOULAIS en 18381. Ils eurent trois enfants : Aline (1839-1863), Ernest (1841-1904) et Anna (1846- 1923). Aline épousa Michel Lucien DOUILLARD. Cet architecte présenta un projet d'église à Montmartre, et réalisa, à Nantes, la belle chapelle de l’hôpital Saint-Jacques.

Albert Oswald avait 23 ans lorsqu'en 1836 il reçut le domaine de la Gérardière. Des hôtes illustres du monde des arts y auraient été invités: l’actrice Marie DORVAL, l’écrivain STENDHAL, Jules SANDEAU, Emile SOUVESTRE, Edouard RICHER, Elisa MERCŒUR, Mélanie WALDOR… mais aucune archive retrouvée ne permet de l'attester. Albert Oswald vécut de ses rentes et devint maire du Cellier de 1840 à 1847. Sur le coteau, il poursuivit et transforma l'œuvre de son père de conception jusqu’alors essentiellement minérale. Passionné d’horticulture et d’arboriculture, Oswald effectua de nombreuses plantations sur les différentes terrasses surplombant la Loire, ainsi que dans le parc de la Gérardière : chênes, érables, frênes, charmes, marronniers, cyprès, araucarias, cèdres, paulownias,… De 1848 à 1862, il participa aux activités de la Société Nantaise d’Horticulture dont il devint président le 3 novembre 1862.

Avec l'arrivée du train, Albert Oswald SIFFAIT s’opposa à certains s’opposa à certains projets de la « Compagnie du chemin de fer Paris-Orléans ». « Le chemin (sur les bords de Loire), n’est pas seulement un chemin de halage, c’est la grande route du pauvre, c’est la grande route des piétons, c’est la route de nos cultivateurs se rendant aux marchés voisins, c’est la route des ouvriers, des artisans qui parcourent les différentes villes qui bordent le fleuve… Vous venez enlever au pauvre la seule route qui amollissait son sentier sous ses pas… »2. Il exigea la construction de ponts pour faciliter les accès des riverains et des propriétaires à la Loire et obtint le rétablissement du chemin de halage. On ne pouvait pas être indifférent aux propos humanistes d’Oswald SIFFAIT. Sans compter que ce projet devait amputer une partie de son édifice dont l’intérêt était de descendre jusqu’au bord du fleuve. Une tour, immortalisée par une peinture de William TURNER, fut ainsi sacrifiée au progrès.

Albert Oswald SIFFAIT décéda à 63 ans, le 16 avril 1877 à Nantes, 3 place Saint-Pierre, et fut inhumé au cimetière du Cellier. Parmi les personnes ayant déclaré le décès, on note la présence de son gendre, Arthur Antonin JUCHAULT des JAMONIÈRES.

De 1829 à 1877, Maximilien puis son fils Albert Oswald développèrent le patrimoine familial. Aux 106 hectares possédés au Cellier (sections de la Forêt, la Rigaudière, la Branchère, Vandel, le bourg, les Îles), s'ajoutèrent encore 87 hectares répartis sur les communes du Cellier, de Couffé et de Ligné.

 

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1 - Elle était la fille du Maire de Clisson.

2 - Délibération du Conseil Municipal du Cellier du 10 mai 1845.

Ernest SIFFAIT (1841-1904)

Né le 29 juin 1841 à Clisson, Ernest SIFFAIT hérita la Gérardière en 1877. Marié à Lucie CARDON le 31 juillet 1867, il fut Maire de Clisson de 1871 à 1876 puis Maire du Cellier de 1881 à 1888. Il était néanmoins domicilié à Nantes 1 rue Grétry où il décéda en mai 1904, sans descendance. Initialement inhumé au cimetière Miséricorde dans le tombeau de la famille de son épouse, son corps fut transféré au Cellier, dans le tombeau de la famille SIFFAIT (avis d’exhumation du 8 juillet 1905).

Edmé FLEURY (mort à Nantes en 1913)

Edmé FLEURY fit l’acquisition du domaine de la Gérardière le 9 avril 1895, par acte passé devant Maître GRISOLLE, notaire à Nantes1. Cet ingénieur civil, marié à Cécile CHAULMET, vivait à Nantes, 2 place Delorme, où il décéda en 1913. Par testament en date du 13 juillet 1893, Edmé FLEURY cédait ses biens à son épouse. Celle-ci décéda à Marseille le 5 mai 1927.

 


1 - Bureau des hypothèques d’Ancenis, 10 avril 1895, volumes 435, n°39 et 277, N°27.

Mademoiselle DESJARDINS

Mme FLEURY et sa nièce Melle DESJARDINS vivaient ensemble à la Gérardière. Par un acte de donation en date du 4 décembre 1917, passé devant Maître ROUSSEAU-DUMARET, notaire à Nantes, Mme FLEURY céda la propriété à Melle Vincente Marie Cécile DESJARDINS, célibataire, sous réserve d’usufruit.

Gabriel PICHON de BURY (1876 La Réunion - 1944)

Charles Joseph Louis Gabriel PICHON de BURY naquît le 4 octobre 1876 à Saint-Paul de la Réunion, dans une famille de planteurs. Il se maria avec Vincente Marie Cécile DESJARDINS1 à Marseille le 15 février 1927. Leur fils, Guy PICHON du BURY, marié à Elizabeth SAINT LOUBERT-BIE, hérita la Gérardière. En 1984 un industriel et homme d’affaires luxembourgeois, Rolf REDDING, en fit l'acquisition.

(extrait de « Histoire et Patrimoine du Cellier – Les demeures historiques » (tome 1), 2011


1 - Cécile DESJARDINS était née à Saint-Paul de la Réunion, le 10 novembre 1888, comme son époux.